Vincent Martet : un point sur la PPE

Le terme PPE correspond aux programmations pluriannuelles de l’énergie. Ces programmations concernent la France ainsi que les zones qualifiées de non interconnectées comme la Corse ou les DOM-TOM.

Elles se concrétisent sous la forme d’un document stratégique, indique Vincent Martet, révisé régulièrement à travers la loi de transition énergétique.

Histoire et objectifs

C’est en 1976 qu’un des articles de la loi transition énergétique indique l’orientation à suivre en termes de mix énergétique pour atteindre des objectifs nationaux prévus légalement.

 

La croissance verte via la transition énergétique
La croissance verte via la transition énergétique

Il faudra cependant attendre octobre 2016 pour la première approbation, par décret, d’une PPE, précise Vincent Martet. Deux ans plus tard, elle connaît une révision, la prochaine ayant lieu en 2023 puis tous les cinq ans. Par exemple, le document de PPE correspondant aux années 2019 à 2023 est rédigé à la suite d’un débat public se tenant pendant 3 mois de l’année 2018. Il est constitué d’une synthèse, d’un décret, de rappels sur le contexte (cadre de mise en œuvre), d’une évaluation environnementale stratégique, de plusieurs volets sur des thématiques variées (ex : offres d’énergie, mobilité propre…) ainsi que de plusieurs annexes.

Les principaux objectifs de la mise en place de cette programmation pour l’environnement sont notamment l’application de l’accord de Paris sur le climat ou aider la France à réduire sa dépendance aux énergies fossiles. De plus, la PPE concerne également l’économie car elle entend faciliter la création d’emplois de la croissance verte auprès des entreprises et participer à la planification des investissements à mettre en place pour la transition et l’amélioration énergétiques.

Mesures écologiques de 2018 rappelées par Vincent Martet

La PPE de l’année 2018 suit les objectifs précédemment abordés par Vincent Martet. Ainsi, d’ici 2023, la France a par exemple pour objectifs énergétiques d’investir massivement dans le biogaz (six fois plus qu’en 2015 avec 6 TW/a) et de produire entre 36 000 à 43 000 mégawatts d’énergie éolienne et solaire (panneaux photovoltaïques).

 

L'éolien, secteur d'activités de Vincent Martet
L’éolien, secteur d’activités de Vincent Martet

En termes d’éolien (domaine d’activités de Vincent Martet à travers la société polonaise Green Bear), le président de l’association France Energie Eolienne (FEE) se montre optimiste en estimant que l’objectif de 15 000 MW installés sera atteint d’ici la fin de l’année 2018.

En effet, le secteur de cette énergie renouvelable a généré pas moins de 1230 emplois français en 2017, soit près de l’équivalent d’une centrale nucléaire. Telle est en tout cas la conclusion de l’Observatoire de l’Eolien 2018. Vincent Martet indique que l’association FEE indique quant à elle que l’éolien terrestre (par opposition à l’offshore) devrait à lui seul générer de 25 à 26 GW d’ici 2023. Quant à l’offshore, encore en voie de développement de l’Hexagone, les prévisions d’ici 2023 sont estimées à 3,2 GW. Enfin, le président de la FEE a affirmé que le nucléaire devenait “une niche de plus en plus pauvre”.

Par ailleurs, François de Rugy, actuel ministre de la transition écologique a déclaré que l’objectif de produire 40% d’électricité renouvelable d’ici 2030 serait atteint notamment via l’éolien (terrestre et offshore) mais également l’hydrolien, bien que ce dernier ne se situe pour l’instant que comme une niche exploitée dans les endroits isolés comme les îles.

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