Serge Perottino : Apprendre la littérature française à l’école

Serge Perottino, maire de Cadolive, met le doigt sur l’importance d’enseigner la littérature française dans les écoles. A l’ère du digital et de la globalisation, nous tendons à oublier nos classiques et à délaisser nos écrivains de renommé mondiale.

L’enseignement en France expliqué par Serge Perottino

 

Roland Barthes a dit en 1968 « la littérature, c’est ce qui s’enseigne un point c’est tout ».

L’enseignement de la littérature française aux élèves des écoles secondaires et du lycée a pour principe d’éduquer tout en partageant l’idée d’une communauté nationale et linguistique.

En France, contrairement aux Etats-Unis, le ministère de l’éducation nationale joue un rôle important dans la réalisation des programmes scolaires et les modalités d’enseignement. De plus, il est strictement interdit par la loi que le Department of Education  participe de quelque façon que ce soit dans le programme.

Serge Perottino, cadolivien, signale qu’en école primaire, la récitation de poésie est très largement répandue.  Celle-ci s’impose comme le premier mode d’accès aux textes littéraires. Les écoliers s’entrainent de la sorte à la mémorisation, l’imitation et l’oralisation.

La littérature de jeunesse est aujourd’hui devenue une discipline scolaire importante et valorisé par l’Etat. Elle est tout aussi importante que la littérature adulte puisqu’elle permet de faciliter l’accès et l’apprentissage du lire-écrire, de construire une première culture littéraire et de maitriser la langue.

 

La littérature française perçue par les étrangers

 

Une étude menée au Centre Européen des Etudes Slaves révèle que nombreux étudiants en FLE apprennent mieux en lisant de grands classiques de la littérature française. En effet, il semblerait que les ouvrages réalistes, naturalistes et modernistes aient plus de succès. Ainsi des auteurs tels que Flaubert, Zola ou Proust se trouvent en première ligne. Les romans Mme Bovary, Germinal et A la recherche du temps perdu concrétisent toutes les dimensions de la culture française et son essence.

Les dimensions linguistiques, historiques, politiques et morales y sont proposées. De cette façon, l’ouvrage de Gustave Flaubert montre la province française du XIXème siècle et sa bourgeoisie.

 

Classement international : le top des romans classiques

 

 

La littérature française est très appréciée des pays étrangers selon Serge Perottino. Ainsi, voici un classement présenté par le site TheCultureTrip  pour les amateurs de l’art littéraire français.

1. La Belle et la Bête, Madame de Villeneuve (1740)

Ce conte de fée classique est inhabituel par sa longueur et sa complexité. Dans cette version, la Bête est une créature visuelle mais douce. Chaque nuit, la Bête demande à la Belle de l’épouser. Ce qu’elle rejette jusqu’à ce qu’enfin elle accepte. Elle découvrira au réveille le beau prince dont elle a rêvé nuitamment. Le conte de Villeneuve comporte de nombreuses intrigues secondaires et des dispositifs fantastiques, ce qui en fait non seulement un récit d’un classique bien-aimé, mais aussi un récit fascinant.

 

2. Le Livre de la Cité des Dames, Christine de Pizan (1405)

Écrit par la prolifique médiéviste Christine de Pizan, Le Livre de la Cité des Dames est une œuvre extraordinaire. Notamment par son contenu et par le fait qu’elle a été écrite par une femme au Moyen Âge. Dans son travail, de Pizan crée une ville allégorique de femmes célèbres, de la Vierge Marie à la Reine de Saba. Il s’agit de défendre la valeur de la femme dans la société. Mais aussi de réfuter les représentations contemporaines de la femme comme péché et indigne.

 

3. Les Contes de la Mère l’Oie, Charles Perrault (1696)

Charles Perrault n’est sans doute rivalisé par les frères Grimm que lorsqu’il s’agit de la tradition des contes de fées européens. En effet, beaucoup des leurs ont été adaptés des propres collections de contes de fées de Perrault. L’acte de raconter des contes de fées ait été établi au XVIIe siècle. Ainsi, Perrault est souvent crédité comme concrétisant le genre. Ainsi il adaptait des contes populaires bien connus et les réécrivant dans une version définitive. Plusieurs des contes de fées célèbres d’aujourd’hui, y compris Cendrillon, le Petit Chaperon rouge et la Belle au bois dormant, proviennent des collections de Perrault.

 

4. Les liaisons dangereuses, Pierre Choderlos de Laclos (1782)

Les Liaisons Dangereuses est emblématique du roman libertin. Il s’agit d’un genre qui a balayé la France du XVIIIe siècle, provoquant l’indignation et la controverse. Notamment dans les milieux sociaux pour ses représentations non dissimulées de la séduction, du désir sexuel et du mépris flagrant des normes sociales. En tant que roman épistolaire, Les Liaisons dangereuses est entièrement composé de lettres écrites entre les différents personnages. Ainsi, c’est un dispositif qui permet au lecteur de comprendre et de contempler les différents masques que chaque personnage porte. Mais aussi d’apprécier la représentation par Laclos de la valeur d’un langage soigneusement construit.

 

5. Les fleurs du mal, Charles Baudelaire (1857)

Les recueils de poésie de Charles Baudelaire est un rejet passionné des valeurs et du style du réalisme qui balayait toute la littérature européenne. Inspiré par des écrivains comme Edgar Allan Poe, Baudelaire a plutôt choisi de se concentrer sur l’aspect sombre et sinistre de l’imagination humaine. En effet, il se consacre à la création de poèmes qui explorent les thèmes de l’excès, de la décadence et de l’érotisme, remplis de contrastes saisissants entre les plaisirs sensuels, l’exotisme et l’extravagance d’une part, et les idées de décadence, de monstruosité et de mort d’autre part.

 

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