Pourquoi les montres mécaniques sont-elles aussi chères ?

Il existe deux types de montre mécanique : la montre à remontage manuel et la montre automatique. Les deux n’ont pas besoin de pile pour marcher, mais la seconde est nettement plus pratique car comme son l’indique, elle se dote d’un système de remontage automatique. Il suffit de la mettre autour de votre poignet et elle fonctionnera toute seule. Est-ce pour cette raison qu’elle coûte plus chère que les autres tocantes ? Oui, mais pas que !

Une montre mécanique est synonyme de luxe

Actuellement, lorsqu’on parle de montre mécanique, on fait toujours référence à la montre automatique, la première (ou l’unique) concurrente de la montre à quartz qui est nettement plus abordable. Les plus prestigieux horlogers du monde ne jurent que par les tocantes automatiques. C’est ainsi que l’adjectif « mécanique » est devenu un symbole de luxe dans l’univers de l’horlogerie. Une montre mécanique est l’accessoire de luxe par excellence, surtout si vous choisissez un modèle haut de gamme.

Une montre mécanique est la précision incarnée

Les montres automatiques bénéficient d’une grande précision qui résulte d’un assemblage méticuleux de centaines de pièces microscopiques parfaitement synchronisées. Les tocantes mécaniques existent depuis des siècles, soit très longtemps avant l’apparition des montres à quartz. Pourtant, elles sont plus performantes et plus technologiques que ces dernières. Elles puisent l’énergie dont elles ont besoin pour indiquer l’heure exacte à tout moment grâce au mouvement de votre corps. Et même si vous arrêtez de porter votre montre mécanique pendant la nuit, voire quelques jours, elle continuera quand même de marcher.

Montre mécanique : des siècles d’histoire d’évolution

Le remontage automatique est une technologie plus ou moins récente. En tout cas, il a été créé plusieurs années après le remontage manuel. C’est en 1770 que le grand horloger suisse, Abraham-Louis Perrelet, a mis au point ce système de remontage innovant qui continue d’être prisé de tous. L’unique fait de bouger permet au porteur de faire marcher sa montre. Au début, c’était le mouvement du corps qui provoquait celui du balancier en tendant le ressort.

Le temps passait, un autre horloger, également prénommé Abraham-Louis mais portant le nom de Breguet, révolutionne de nouveau le remontage automatique. À noter que Breguet est aussi l’inventeur du fameux tourbillon. Son système d’automatisme était alors nommé « perpétuel ». Il déployait un contrepoids qui se balançait et tendait une paire de ressorts. Mais cette nouvelle découverte n’était appliquée qu’aux montres à gousset. De plus, elle coûtait trop chère. Le fabricant l’a donc vite laissé tomber.

Ce n’est qu’un siècle plus tard que le mécanisme automatique a refait surface, exploité par des horlogers en quête d’innovation. D’abord en 1920, John Harwood, le célèbre horloger anglais, a développé un système de remontage par masse à butée. En clair, ses montres bracelets se dotaient d’un poids qui oscillait à 180° et cognait contre une butée de chaque côté. Cette technologie permet de tendre le ressort pour faire tourner les aiguilles. Plus tard, en 1933, le géant Rolex a lancé sa première montre, la masselotte à rotation à 360°.

Pour résumer, les montres mécaniques sont le résultat de nombreuses décennies de recherche. Cette perfection qu’elles reflètent a naturellement du prix !