Nickelage chimique et électrolytique : traitements de surface industrielle

Le nickelage, qu’est-ce que c’est ? Le nickelage est un procédé de revêtement protecteur sur des pièces en métal. Cette protection préserve les pièces de la corrosion mais aussi de l’usure mécanique. Cette méthode de protection a aussi un résultat très esthétique, car elle rend la pièce brillante et lisse. Le procédé consiste à déposer une couche uniforme de nickel sur la pièce à protéger. Cette couche va recouvrir l’intégralité de la pièce au micron près. L’avantage de ce procédé est son adaptabilité. Il peut être ajusté en fonction des besoins de la pièce : la couche peut être plus ou moins dure et plus ou moins résistante à la corrosion.

Les deux méthodes de nickelage

Il existe plusieurs façons de poser cette protection de nickel sur la pièce : la méthode électrolytique ou la méthode chimique. Le choix de l’une ou l’autre des méthodes dépend notamment du ph, de la température et des performances attendues.

La méthode de nickelage électrolytique

Pour le nickelage électrolytique, on commence par nettoyer la pièce à recouvrir. Ainsi il n’y aura pas d’aspérités, ce qui permettra à la couche de protectrice d’être la plus résistante possible. On plonge ensuite la pièce dans un bain de nickel. On va activer la réaction chimique (échange d’ions de l’anode à la cathode) grâce à une impulsion électrique.

Le nickelage électrolytique est utilisé dans les cas où la pièce à protéger est lisse, et ne nécessite pas une dureté maximale de la couche protectrice (la couche sera moins dure que celle obtenue grâce à un nickelage chimique et l’épaisseur risque d’être plus irrégulière sur des surfaces avec des creux).

La méthode de nickelage chimique

Tout comme pour le nickelage électrolytique, on plonge les pièces dans un premier bain pour les nettoyer. On s’assure donc que le nickel va bien adhérer à la pièce. Ensuite, on la plonge dans un second bain qui va cette fois-ci contenir le nickel allié à du phosphore. Mais pas uniquement, il y a aussi des réducteurs et des additifs qui vont permettre de provoquer une réaction autocatalytique. Le nickelage chimique utilise la présence du phosphore, qui n’est pas présente en nickelage électrolytique. Elle est idéale car très résistante. La couche obtenue a une dureté de 700 vicker (vs 400 pour l’électrolytique) et peut monter jusqu’à 1000 vicker si elle est durcit au four.

Les méthodes de l’épargne et du dénickelage

L’épargne

Contrairement au nickelage, qui est complémentaire à des besoins spécifiques, la méthode de l’épargne peut être indispensable pour certaines pièces. Cette méthode peut se révéler nécessaire si certaines des zones de votre pièce ne permettent pas un nickelage. Comme par exemple si l’une des zones est composée d’une autre matière qui ne se traite pas au nickel. Le principe du nickelage est normalement de rendre complètement étanche vos pièces industrielles à la corrosion et à l’usure. Mais ici le processus s’adapte aux besoins spécifiques de chaque pièce.

Le dénickelage

Le nickelage est un procédé de protection qui dure dans le temps et qui est fiable, mais qui n’est pas sans retour possible. En effet, en cas de mauvaise pause ou de nickelage usé, cette couche de protection peut être retirée. Ainsi vous pouvez reposer la couche de nickel après un meilleur traitement de nettoyage pour une meilleure fiabilité.