Quelle est la différence entre un VSL et un taxi conventionné ?

Parmi les moyens de transport pouvant être pris en charge par l’Assurance Maladie, se trouve la catégorie des transports assis professionnalisés. Ces derniers renferment les véhicules sanitaires légers (VSL) et les taxis conventionnés. Cependant, bien qu’ils appartiennent à la même catégorie, ces moyens de transport sanitaires présentent quelques différences, lesquelles, cet article fait le point.

VSL et taxi conventionné : les différences

Un taxi VSL est une voiture légère qui ressemble à la voiture d’un particulier. Il se reconnaît par une carrosserie entièrement rigide, de couleur blanche, assortie obligatoirement de quatre portes latérales. Pour répondre à ses obligations, un VSL doit être équipé d’un matériel de secourisme d’urgence et doit être lavable pour pouvoir résister aux procédés de désinfection. Contrairement aux taxis conventionnés, le VSL est uniquement réservé aux transports sanitaires.

Un taxi conventionné est un taxi ayant obtenu un agrément de la CPAM. En conséquence, contrairement aux taxis traditionnels, une partie de ses attributions est destiné aux transports sanitaires.

VSL et taxi conventionné : les points communs

            Sur le fond

Comme le VSL, le taxi conventionné est destiné pour transporter, sous prescription médicale, des malades, des blessés, des personnes à mobilité réduite et des personnes âgées, qui ne nécessitent pas de position particulière lors du déplacement. En d’autres termes, pour ce type de transport, le déplacement se fait en position assise. Ces véhicules sont également destinés à assurer le transfert d’une personne malade depuis ou vers un centre de soins.

            Sur le remboursement

La prise en charge du VSL et du taxi conventionné présente également des similitudes. Au regard de quelques conditions, l’Assurance Maladie prend en charge les frais de transports pour ce type de déplacement. Le remboursement s’élève à  65 % du frais de transport, sur la base des tarifs conventionnels.

Dans certains cas (femme enceinte, accident de travail, infection de longue durée…), l’assuré peut se prévaloir d’un remboursement de 100 % sur les frais de transport.

Le remboursement des frais de transport sanitaires doit être précédé par une prescription médicale. Cependant, cette dernière doit être assortie d’un accord préalable de la CPAM pour :

  • untrajet de plus de 150 km ;
  • Un trajet d’au moins 4 fois un trajet de plus de 50 km aller, sur une période de 2 mois, pour un même traitement ;
  • Transport en avion ou bateau de ligne.

Toujours pour les VSL et les taxis conventionnés, une franchise de 2 euros par trajet est appliquée pour ces transports sanitaires. Cependant, cette franchise est limitée à 4 euros par jour et par transporteur et à 50 euros par an.

VSL et taxi conventionné : mode de réservation

Les transports sanitaires assis professionnalisés sont très sollicités. À cet effet, il est préconisé de réserver son VSL ou son taxi conventionné à l’avance. Pour contacter un prestataire, il suffit de s’adresser à l’assureur ou de consulter l’annuaire en ligne, agréé par la CPAM,  qui fournira la liste des taxis conventionnés et des VSL disponibles dans chaque département. Ils interviennent dans toutes les régions, rurales et urbaines, de la France.