Cimetières animaliers, une nouvelle préoccupation des Français

Vous avez sûrement déjà entendu parler de cimetière animalier. Eh bien, il s’agit de cimetière pour animaux domestiques où vous pouvez inhumer votre compagnon lorsqu’il décède, si vous ne disposez pas de jardin personnel.

Cette alternative vous permet de signifier l’attachement que vous éprouvez vis-à-vis de votre animal et elle peut aussi aider votre travail de deuil et créer un espace de mémoire et de recueillement. Toutefois, il convient de noter que cette solution suppose des obligations et un coût que vous deviez connaître avant de prendre votre décision.

La question très pratique de comment faire à la mort d’un animal de compagnie est une question qui nous occupe à différents niveaux : la mémoire de notre animal de compagnie, les obligations légales, les éventuels risques sanitaires…

Nous connaissons les cimetières d’animaux dans les châteaux, qui occupaient une place de choix dans les jardins. Il semblerait que ce modèle soit désormais offert à tous avec des espaces publics dédiés aux sépultures de nos animaux de compagnie.

Quel est le principe ?

En tant que cimetière pour animaux de compagnie, un cimetière animalier peut accueillir des chiens, des chats, des oiseaux, des furets et d’autres animaux à poils ou à plumes. Il propose deux options aux détenteurs d’animaux : soit ces derniers enterrent leur compagnon dans une fosse en pleine terre, soit ils les placent dans un caveau.

Ensuite, il peut être décoré par des plaques commémoratives, des photographies de l’animal décédé ou d’autres types de témoignages d’amour. Normalement, ce genre de cimetière est ouvert tous les jours pour que les maîtres d’animaux puissent rendre visite à leur compagnon autant qu’ils le souhaitent.

Comment fonctionne un cimetière pour animaux ?

D’après les statistiques, il existe actuellement plus de 30 cimetières animaliers dans l’Hexagone et le plus connu et le plus ancien est celui d’Asnières en île de France. Ces constructions peuvent être de type privé ou mis à la disposition des communes et elles sont gérées par des associations de protection des animaux ou par des sociétés privées.

L’article 98 du règlement sanitaire précise que tout projet de cimetière animalier doit être déposé auprès des services municipaux concernés pour obtenir une autorisation d’implantation. Ensuite, il doit passer par la préfecture départementale, les services d’hygiène et un hydrogéologue.

Autrement dit, les cimetières pour animaux domestiques sont soumis aux mêmes contraintes que les terrains communaux en termes de protection des eaux, des sols et aussi en termes d’application de normes sanitaires. C’est pourquoi ils doivent se situer au moins à 35 cm de distance des habitations et des sources d’eau. Puis, ils doivent aussi faire 1,20 m de profondeur.

Combien faut-il prévoir ?

Côté budget, sachez que les tarifs varient d’une région à une autre et dépendent aussi de la taille de votre animal. Mais quoi qu’il en soit, vous devez prévoir l’achat et le renouvellement d’une concession, les entretiens et aussi la cotisation annuelle. De nos jours, le coût de ces derniers est compris entre 70 à 250 euros.